Le rapport propose de raccourcir le délai de mise à disposition de la SVOD. C’est bien, mais pas suffisant. Car l’offre illégale s’est principalement développée en streaming et sur les films de nouveauté. Le rapport a donc été trop timide dans sa volonté de réformer la chronologie. Il faut aller plus loin afin que l’offre légale puisse devenir une vraie alternative à l’offre illégale.
A partir d’aujourd’hui, il faut apprendre à gérer les différentes chronologies séparément : la télévision d’un côté, la vidéo de l’autre et au milieu les exploitations dématérialisées.
La chronologie d’exploitation des programmes dématérialisés a toujours été pensée en fonction des autres exploitations. Il est temps qu’elle s’émancipe pour trouver sa place dans le paysage médiatique, car ce sont sans aucun doute ces nouvelles exploitations qui seront les principaux gisements de revenus de demain.
Le rapport souligne l’intérêt d’encourager le développement de standards ouverts facilitant la compatibilité et l’interopérabilité des équipements et des terminaux. L’exemple à suivre : HbbTV. Mais cette volonté d’uniformisation aura-t-elle raison de la puissance dominatrice des acteurs qui imposent leurs OS et leurs interfaces à leurs clients ?
Les récents propos d’Eric Schmidt à LeWeb’11 sur le déploiement de Google TV pourraient bien freiner les initiatives européennes en matière d’uniformisation des de TV connectées.
IBM était visé depuis 2010 par deux enquêtes en Europe. En cause, ses pratiques commerciales dans le secteur du mainframe. La première avait été ouverte suite à la plainte de d'éditeurs selon lesquels IBM « lierait le matériel pour serveurs centraux à son propre système d'exploitation. »
Cette semaine l'effervescence était du coté de la plaine Saint Denis près de Paris où se tenait la conférenceLeWeb'11. Un rassemblement international... d'américains surtout!
Un rendez-vous que vous n'avez certainement pas raté, tant il était présent dans les journaux, sur les blogs et les réseaux de microblogging (et si c'etait le cas lisez les articles de Pascal Chevallier sur ZDNet !) Avec des invités de marque, comme Eric Schmidt l'ancien DG de Google, qui n'a pas laissé indifférent l'Elysée et l'agenda pourtant chargé de notre Président. Après tout un centre de R&D Google à Paris vaut bien une messe, fut elle technologique...
LeWeb c'est aussi un passage obligé pour ceux qui veulent se partager l'Internet, comme Evernote que GreenSI adore. Une application dans les nuages (cloud computing) accessible depuis tous les terminaux mobiles ou fixes et permettant de stocker toutes ses données: notes, textes, visuelles et même vocales. Une application de productivité individuelle qui peut aussi devenir collaborative avec de vrais cas d'usages en entreprise qui illustrent la symbiose entre Mobilité et Cloud. Je créé en mobilité, je stocke dans le Cloud et j'accède en mobilité depuis n'importe quel terminal.
A Bordeaux, c'est MetroNum qui sur deux jours a rassemblé tous les acteurs au coeur de la ville: mobilité et transport, énergie et réseaux, aménagement du territoire et développement économique. Car la ville est un formidable terrain de jeu pour les services numériques urbains:
compteurs intelligents qui remontent automatiquement leurs mesures par ondes longues portées avant d'emprunter le réseau GPRS ou 3G (data) des opérateurs de téléphonie,
services d’information en temps réel qui redescend vers les voyageurs où qu'ils soient sur le territoire,
capteurs environnementaux pour le suivi de la qualité de l'air, de l'eau ou du milieu naturel,
services mobiles sans contact utilisés pour payer ses achats, louer des moyens de transport partagés ou acheter des services,
étiquettes d'information disséminées dans la ville (QR codes ou NFC) et lisibles avec un téléphone portable pour enrichir la réalité autour de soi par de l'information du web et de l'information localisée,
voire réalité augmentée directement sur l'écran du téléphone mobile géolocalisé pour découvrir sa ville et les données qui s'y rapportent,
infrastructures réparties de sites permettant le télétravail et infrastructures de haut débit,
simulation en 3D d'une ville virtuelle et entrainement en cas de crise
routes bardés de capteurs et de boucles de comptage, Le développement des réseaux et des infrastructures multiples dans la ville et partout autour de nous est pour capturer la donnée, la distribuer, la matérialiser... et permettre toute sorte d'optimisations et de services intelligents.
Le ministère de l'Education coréen va consacrer 2,2 milliards de dollars d'ici 2015 pour rendre accessibles en mode Cloud les manuels scolaires numérisés et équiper tous les établissements de tablettes.
Les responsables de l’enseignement en Corée du Sud prévoient de numériser tous les manuels scolaires utilisés en classe afin d’accroître l’accès aux documents pédagogiques.
Le quotidien local The Chosun Ilbo rapporte que le ministre de l’Éducation, des Sciences et de la Technologie du pays a annoncé qu’il investira environ 2,2 milliards de dollars jusqu’en 2015 pour « créer un environnement où les étudiants peuvent étudier en utilisant un contenu meilleur et plus interactif quels que soient le lieu et le moment ».
Le plan est de déployer des ordinateurs tablettes dans les classes (qui seront gratuits pour les familles à bas revenus) à partir desquels les étudiants pourront accéder aux supports pédagogiques en utilisant le réseau Wi-Fi de l’école et un « gros serveur » qui sera installé quelque part dans le pays.
Le numérique se déploie petit à petit dans la ville. Il commence par les transports, le tourisme et les utilités mais il n'a pas de raison de s'arrêter en chemin. C'est aussi un facteur de développement économique clairement identifié par la ville dans son programme Cité Digitale. A l’échelle locale les start-up sont les bienvenues et encouragées de se "mettre en grappes" dans les espaces de regroupements de petites entreprises.
A Lyon c'est le réseau Interconnectés des territoires innovants qui balaye le thème des territoires en mutation... numérique. Car le numérique est au coeur de tout ces services. Un numérique qui transforme méthodiquement en données toutes les mesures, interactions, signaux...
Des données qui circulent dans ces réseaux et ces infrastructures nouvelles et même dans les anciennes comme les routes ou les réseaux d'énergie. Les opérateurs de réseaux deviennent opérateurs de données.
Avec des responsabilités au cœur de la convergence entre les réseaux et les télécoms, ce profil doit posséder des compétences techniques reconnues, et une vision panoptique du système d'information. Rigueur et précision sont les clés de sa réussite.
Diplôme d'ingénieur en télécommunications (Sup Télécom par exemple), ou diplôme généraliste avec ensuite une spécialisation réseau / télécoms. Il sera ensuite amené à travailler en SSII, ou dans une entreprise possédant un réseau dont la taille requiert ses compétences.
L'ingénieur télécoms, un métier de plus en plus couplé avec celui d'ingénieur réseau (notamment du fait de l'apparition des la ToIP et de la VoIP), gère et est responsable des différents réseaux de télécommunication de l’entreprise.
Ses missions s'effectuent la plupart du temps avec les équipes informatiques en charge de la production et de l'exploitation. Au delà de la gestion quotidienne du réseau, il assure également son évolutivité en fonction des besoins de l'entreprise. Cela passe par un travail de mise en cohérence des matériels et des logiciels qui utilisent le réseau de l'entreprise. Les systèmes d'exploitation sont donc au cœur de son activité.
Cet ingénieur peut intégrer une équipe "réseaux", ou en prendre la tête. En ce cas, il sera tenu responsable du bon fonctionnement du réseau, et devra gérer son équipe d'ingénieurs et de techniciens. Surtout, il sera amené à administrer le budget télécoms de l'entreprise.
La réalisation des études préalables à la mise en œuvre de nouvelles solutions sont également de sa responsabilité, et il sera en charge de l'adaptation du système aux nouveaux usages. Pour ce faire, un travail de veille sera nécessaire.
Selon la dernière étude NPD sur la période janvier-octobre, la part du canadien perd 59%, écrasée par l'essor d'Android.
RIM, le fabricant des Blackberry a beau afficher une sérénité à toute épreuve, force est de constater qu'aux Etats-Unis, son marché principal, sa part de marché glisse à très haute vitesse.
Selon le dernier bilan de NPD, qui observe le marché des smartphones sur la période de janvier à octobre, la part de du canadien n'est plus que de 10% contre 25% un an plus tôt soit une chute de 59% ! Pire, en 2009,cette part atteignait 44% plaçant RIM à la première place du classement (contre la 3e aujourd'hui).
Le fabricant est attaqué de toutes parts. En entreprise, les salariés imposent leurs propres terminaux (le fameux phénomène Bring Your Own Device) qui souvent est un iPhone... En un an, sa part de marché est passée de 21 à 29%.
Et dans le grand public, outre les produits d'Apple, RIM doit affronter le rouleau compresseur Android dont la part gagne 28% en un an passant de 42 à 53%... En 2009, le robot vert ne revendiquait que 9% du marché américain des smartphones.
L'inquiétant pour RIM est que les nouveautés lancées cet été n'ont eu qu'un impact limité (un point de gagné entre le 2e trimestre et octobre, selon NPD). Néanmoins, ces nouveaux smartphones ont été mis sur le marché avec retard.