Joshfire est une startup spécialisée dans l’ubimédia. Son terrain de jeu : les objets connectés. Créée il y a un an, la société affiche déjà un beau palmarès avec des clients prestigieux comme France TV et Radio France. Elle a aussi développé les outils qui ont permis à mySkreen de déployer sa stratégie multi-écrans : PC,TV,tablettes. Grâce à un framework ouvert, Joshfire fournit les outils pour permettre aux objets de communiquer entre eux. Son modèle économique est double : Joshfire est à la fois éditeur et fournisseur de solutions professionnelles. L’entreprise a été financée sur fonds propres, puis a réalisé un premier tour de table en milieu d’année avec Kima Ventures, FaberNovel, Jacques-Antoine Granjon et Arnaud Dassier. Joshfire a réalisé un CA d’environ 500 K€ en 2011 avec une équipe de 15 personnes. Pour 2012, l’ambition de Joshfire est de partir à la conquête des Etats-Unis et de l’Asie en s’appuyant sur une nouvelle levée de fonds.
Deegr est un catalyseur de découvertes. En fait, une nouvelle approche de la recommandation, qui s’appuie principalement sur les réseaux sociaux. Il permet de constituer des groupes d’affinité qui ainsi facilitent le choix et le partage de vidéos ou de tout autre type de contenus ou d’objets. Son marché cible est à la fois BtoB et BtoC.
La société a été créée par 3 et lancée sur les fonds propres de l’une d’elles. Un apport est en cours de la part de l’iincubateur de Montpellier pour un montant maximum de 100 K€. Ses prévisions de CA pour 2012 sont comprises entre 50 et 100 K€.
Ces jeunes entreprises sont toutes positionnées sur des secteurs différents et toutes ont pour terrain de jeu le triptyque SoLoMo. C'est d'ailleurs la combinaison des trois qui donne actuellement aux projets leur principale attractivité pour les investisseurs. Investisseurs qui se font plus discrets aux dires des jeunes entrepreneurs. Et c'est une des raisons qui explique que, par pragmatisme, la plupart des projets ont désormais deux cibles : le marché BtoB et le marché grand public. L'intérêt du marché BtoB est de pouvoir générer rapidement du chiffre d'affaires avec un client, ce qui permet d'absorber rapidement les coûts de développement.
Un des autres grands constats de ces rencontres est que finalement, la plupart des sociétés nouvellement créées, l'ont été sur les fonds propres des premiers associés et que les besoins de financement sur la première année sont inférieurs à 500 K€. Une approche qui tranche radicalement avec les annonces que nous voyons passer pour les startup américaines qui arrivent à lever des sommes en millions d'euros.
Une des vraies questions qui se pose est de savoir si ces jeunes pousses ont les reins assez solides pour franchir les premiers mois d'exploitation. Et la frilosité des investisseurs ne fait que fragiliser leurs perspectives de croissance, même si certains de ces jeunes conquérants sont en cours de finalisation de levée de fonds, la plupart du temps en dizaines de milliers d'euros plus qu'en centaines.
Le site de micro-blogging introduira dans les semaines qui viennent une interface complètement repensée pour gagner en clarté et en simplicité. Les applications Android et iPhone en bénéficieront également
Il y a d’abord l’onglet Accueil qui regroupe le fil de tweets issus des abonnements souscrits. La mise en page a été modifiée pour faire passer le fil sur le côté gauche tandis que les détails (abonnements, abonnés, suggestions, tendances…) passent sur le champ droit. Les photos, les vidéos et les conversations sont insérées dans le flux afin d’offrir plus de cohérence.
L’onglet Connecter permet de lancer une conversation et de suivre l’activité de ses contacts (mentions, retweet, abonnements…).
Vient ensuite l’onglet Découvrir qui regroupe les recherches ciblées faites à l’aide des hashtags. « Lorsque vous vous prenez à Découvrir, vous verrez des résultats taillés sur mesure en fonction de vos intérêts, de votre localisation, de vos abonnements et de ce qu'il se passe dans le monde », expliqueTwitter. Un vocabulaire volontairement plus pédagogique et vulgarisateur accompagne ce nouveau design qui semble avoir été pensé pour séduire le public novice qui a pu être rebuté par l’apparente complexité du service.
Dans un souci d’harmonisation, les usagers retrouveront la même interface qu’ils soient sur twitter.com, l’application Android ou iPhone. La nouvelle version sera introduite dans les semaines qui viennent, mais les curieux peuvent dès à présent l’essayer en téléchargeant l’une des deux applications afin d’activer l’interface sur leur compte Twitter.
Google+ rejoint Facebook en intégrant une fonctionnalité de reconnaissance faciale des utilisateurs grâce aux photos mises en ligne. Mais contrairement à son concurrent, Google n’a pas activé cette fonction, intitulée « Find My Face », par défaut.
Après Facebook, c’est au tour de d’ajouter une fonctionnalité de reconnaissance faciale à son réseau social Google+. Baptisée « Find My Face » (« trouve mon visage »), cette fonctionnalité s’inspire donc de « Photo Tag Suggest » de Facebook.
Comme pour la fonction équivalente du réseau concurrent, « Find My Face » permet aux utilisateurs de Google+ de tagger des photos et ainsi d’identifier un internaute également utilisateur du réseau social.
Mais Google a profité de l’expérience, et surtout des déboires, de son rival en n’activant pas par défaut cette fonctionnalité de reconnaissance faciale. Celle-ci doit en effet être préalablement activée par l’utilisateur.
Google s'efforce ainsi d'éviter d’être confronté aux mêmes critiques que Facebook, qui avait pour le lancement activé par défaut cette fonction. Le groupe Article 29 qui rassemble les Cnil des différents Etats membres de l’Europe avait aussitôt fustigé Facebook. En Allemagne, la firme américaine risque des poursuites.
En juillet dernier, Google a racheté la société PittPatt, spécialisée dans les technologies de reconnaissance faciale. A cette occasion, Google évoquait déjà son ambition d’utiliser le savoir-faire de PittPatt pour plusieurs de ses services : recherche, Picasa (qui comprend désormais la possibilité de marquer une photo), YouTube et Google Goggles.
Quelques mois plus tôt, le sujet de la reconnaissance faciale était pourtant encore tabou chez Google. Le géant américain avait d'ailleurs vivement contesté l’authenticité des déclarations faites auprès de CNN.
Sur la base d’une interview d’un ingénieur de Google, CNN annonçait que l’entreprise travaillait au développement d’une application de reconnaissance faciale. Après la publication de l’article, Google avait nié tout projet de ce genre, mais CNN avait maintenu ses affirmations - qui semblent à présent en partie se confirmer.
95% des tablettes vendues en France en 2011 sont destinées au grand-public. Les entreprises, elles, explorent, tâtonnent encore. Mais hormis pour des populations spécifiques d’utilisateurs, et pour des raisons de coûts et d’usages, la tablette ne peut prétendre se substituer à un PC.
Les tablettes tactiles sont sur le marché depuis moins de deux ans. Dans les entreprises, elles ne font pas encore office d’outils de travail standards, même si des pilotes – sur des populations ciblées d’utilisateurs – se penchent sur les usages professionnels.
Et à l’avenir, le poste de travail sera-t-il une tablette ? Les chiffres tendraient à indiquer le contraire. En France, ce sont 2,7 millions de tablettes qui devraient se vendre cette année estime IDC. En 2012, le cabinet table sur un peu plus de 4 millions.
Mais plus de 95% de ces appareils sont acquis par le grand-public. En 2012, la part restera élevée, de l’ordre de 93%. Il faudra attendre l’horizon 2015 pour qu’un marché de la tablette d’entreprise, d’envergure (1 million d’unités), se développe.
C’est bien peu par rapport à un parc de PC d’entreprise estimé à 16 millions de machines en France. Difficile d’imaginer qu’une simple tablette puisse remplacer un poste de travail classique, même si l’ajout d’un dock et d’un clavier permet de gagner en confort sur des tâches de production (par opposition à la consommation de l’information) que la seule interface tactile complexifie.
Pour Nathalie Feeney d’IDC France, il est trop tôt pour trancher sur l’avenir de la tablette en entreprise. « Les technologies ne sont pas encore stabilisées. Il y a beaucoup d’OS, pas vraiment de standards. »
« Ce qu’il est intéressant de voir c’est que les salariés se projettent déjà dans l’utilisation de ces tablettes. Pour ces possesseurs de tablette, avec des améliorations, dont peut-être une meilleure ouverture au système d’information, il est perçu comme possible de réaliser plus de 50% de son travail grâce à une tablette » ajoute-t-elle encore.
Précision de taille néanmoins, ils sont seulement 25% de possesseurs de tablette interrogés à imaginer pouvoir réaliser plus de 50% de leur activité grâce à ce type de terminal. Les 75% restant ne pensent pas parvenir à réaliser au moins la moitié de leur activité. Comment dès lors imaginer la tablette faire office standard et supplanter le PC.
La tablette ne pourrait-elle pas alors être un appareil de complément à un ordinateur classique ? C’est une alternative… qui a comme principal inconvénient d’être coûteuse. Peu probable, ni sans doute souhaitable, qu’une telle pratique se généralise.
Chez Danone la politique est claire : un seul équipement par utilisateur, équipement qui peut donc être une tablette. Si un salarié souhaite un appareil supplémentaire, charge à lui de l’acheter et d’en assurer le support. L’entreprise interviendra pour ouvrir l’accès au réseau et la politique de sécurité.
La solution envisagée par certaines entreprises est une substitution de la tablette à un PC portable. Mais il s’agit à chaque fois de scénarios d’usage bien précis et de population d’utilisateurs spécifiques, comme par exemple des commerciaux et des cadres dirigeants.
Des applications réelles sont ainsi explorées pour la vente dans les boutiques de l’enseigne Nature & Découvertes. Le marketing de Natixis réfléchit à des usages pour des ingénieurs commerciaux. Le groupe pharmaceutique Roche envisage lui d’équiper ses attachés scientifiques.